From darkness, visible light is the bright mind

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James Turrell a un jour déclaré : « J’utilise la lumière comme matériau, mais mon véritable médium est la perception. » C’est à partir de cette idée que ce programme prend son origine. À travers des œuvres pour harpe et électronique issues de différentes périodes et de différents univers esthétiques, ce concert envisage la musique non comme un objet figé, mais comme une expérience qui naît dans l’acte même de l’écoute. Le son se déploie en relation avec la mémoire, l’attention, l’espace et le temps. Les résonances persistent bien après la disparition de leur source. Des gestes familiers réapparaissent sous une forme nouvelle. Ce que nous entendons est tout autant façonné par notre perception que par les notes elles-mêmes. Au cœur du programme figure from darkness, visible light is the bright mind de la finaliste du prix Pulitzer Leilehua Lanzilotti, une œuvre inspirée des installations lumineuses immersives de James Turrell. À l’image du travail de Turrell, cette musique invite à une attention accrue aux transformations les plus subtiles, où les moindres variations de couleur, de texture et de résonance transforment notre perception de la durée et de l’espace. Tout au long du programme, des voix historiques et contemporaines entrent en dialogue. Des fragments du passé côtoient des œuvres nouvellement créées, non comme des opposés, mais comme des reflets les uns des autres. Les sonorités acoustiques et électroniques s’entrelacent, révélant des continuités à travers le temps, où chaque acte de création apparaît aussi comme un acte de transmission. En résonance avec le thème d’Artonov, We Do Not Work Alone, ce programme s’appuie sur une idée simple : aucune œuvre d’art n’existe isolément. La musique naît au sein d’un réseau de relations — entre le compositeur et l’interprète, le passé et le présent, le son et le silence, l’œuvre et le public. L’auditeur n’est pas un simple témoin, mais un participant actif à la construction du sens. Dans cet espace d’attention partagée, la perception devient elle-même une forme de collaboration.