Arrivée dans le Fort au crépuscule. Accueilli·e par un binôme humaine-fougère, on prend ses marques. Dans la cabane-vestiaire, on dépose la tristesse, la colère, l’angoisse ou la sidération, comme on enlève son manteau. Ou alors, on les garde avec soi : guides et compagnes.
D’abord on fait le tour, on renifle un peu la proposition. Puis on choisit une station, pour commencer. On a du temps devant soi pour toutes les parcourir. Ou pour s’installer.
Peut-être, on s’assoit pour fabriquer une tarte aux pommes. Ou bien, on s’allonge dans un hamac pour lire une lettre adressée au futur. Dans un coin, on échange des brises-roches, on s’entraîne à allumer un feu. On porte un toast. On apprend une chanson. On déplie des questions.
Au départ d’un travail sur l’éco-anxiété, Lorette Moreau nous invite à une installation immersive : un rituel collectif de réconfort. Après cinq années d’écriture work in progress, nourries par la participation sensible de 150 participant·es-contributeurices, le Fort s’apprête à faire sa dernière escale. L’occasion de partager les fruits d’une recherche aux allures de quête existentielle.